Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
AVALI avali, a rivistablog primurosa di u spannamentu di a pruduzzioni litteraria corsa d’oghji, ma à tempu locu di baratti è di critica suciali.

Ghjuventù, l'avvene sì tù ?

marceddu





Risistenza


D'après les résultats de pas moins de quatre études compilées par l'institut de sondage Ifop, le nationalisme corse, en ce début de XXIe siècle, serait en pleine mutation idéologique.

Quelques résultats en vrac :


- plus d’un corse sur dix se dit proche d’un parti nationaliste (11,6%) ;
 

  - les jeunes y sont sur-représentés car 35% des sympathisants nationalistes ont moins de 35 ans ;

- les travailleurs indépendants (agriculteurs, artisans, commerçants) apparaissent en surnombre dans les rangs nationalistes ;

-    83% réclament plus de liberté pour les entreprises ;

-    75% estiment qu'il y a trop d'immigrés en France; 

-    32% votent pour l’extrême-droite ;

-    41% seulement soutiennent l'indépendance de l'île ;



Les données complètes ICI.



Les militants autonomistes et nationalistes des années soixante dix, issus de la génération des baby-boomers, s'inscrivaient clairement à gauche, voire à l’extrême gauche, notamment dans une logique anti-coloniale et marxiste. Che Guevara, Fidel Castro, Boumediene, le FLN algérien, représentaient des modèles à imiter. Les but visés étaient la dénonciation du fait colonial en Corse et l'indépendance politique, purement et simplement.



L'internationale indépendantiste, représentée aux Journées Internationales de Corti reprenait d'ailleurs à son compte tous les combats des "peuples opprimés" : Kanaks, Palestiniens, Basques, etc. Cette frange des nationalistes est actuellement en perte de vitesse.

Depuis l'avènement de l'Union Européenne ainsi que la volonté affichée du gouvernement français d'une politique plus décentralisatrice, les nouvelles générations ont davantage de difficulté à se reconnaître dans ces combats d'un autre âge. Plus que la politique, c'est désormais la métapolitique, la culture, la langue, les traditions, la liberté d'entreprendre qui font l'objet d'un engouement sans précédent. Que Jean-Marie Le Pen, empêché d'atterrir en Corse dans les années 80 par des militants, reçoive désormais près de 32% des voix des nationalistes est une illustration éclatante du basculement (très) à droite du mouvement.

 
Marcel Jureczek 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commentaires

Azezu 31/01/2010 11:17


Je trouve ton analyse très réductrice. Tu ne fais que relayer un sondage pas forcément éclairant et très simplifiant. Tu oublies le combat des marins STC pour une compagnie maritime corse et que
c'est en Corse, avec Alain Mosconi que le NPA a réalisé ses scores les plus forts, en l'absence d'une classe ouvrière, qui s'identifie comme telle. C'est aussi en Corse, qu'Europe Ecologie a
réalisé des scores très importants, en élisant un nationaliste corse à Bruxelles. C'est aussi en Corse que le taux d'immigration est le 5e de France. Les Corses ne disposent pas d'un gène qui les
prédisposeraient au racisme. Attendons la publication des programmes des différentes listes pour voir la position qu'elles occupent, de gauche à droite de l'échiquier politique, sous réserve que
cette classification ait encore un sens.


Marcel Jureczek 01/02/2010 09:23



Caru Azezu (ma micca troppu forsa), c’est le propre des sondages de proposer une vision instantanée, réductrice, parfois même caricaturale de la réalité étudiée. Pourtant, l’évolution qui est
pointée du doigt me semble réelle.


 


Le mouvement national corse, qui n’évolue pas dans une autre dimension à ce que je sache, connaît les mêmes tourments que le reste de notre société, c’est-à-dire une « droitisation »
des esprits (mais nombreux articles, mais ouvrages, sont assez éclairants sur le sens que je donne à ce mot).


 


Je simplifie à l’excès la réalité ? Mais cher Azezu, l’argument que tu m’opposes ne repose que sur un seul homme, Alain Mosconi, certes nationaliste, certes très à gauche, mais guère
représentatif du mouvement général.


 


Laissons de côté le succès des écologistes, les élections européennes en Corse n’étant pas suffisamment significatives.


 


« Les Corses ne disposent pas d'un gène qui les
prédisposerait au racisme ». Ces histoires de gènes m’inquiètent toujours et comment peux-tu penser que je me rallie à la meute des biens
pensants adeptes de la généralisation qui nous taxent de peuple raciste ? Cela je ne puis l’accepter. Je t’encourage à relire certains de mes textes présents sur ce blog et à venir. Voilà
qui devrait t’éclairer, si tu le souhaites.


 


Quant à tes considérations sur la perte de sens des repères droite gauche, il y a deux genres de personnes pour déclarer cela :


 


Celles qui sont passées de l’autre côté,


 


Celles qui se résignent.